mercredi 23 janvier 2013

Les déficits sociaux sont-ils insoutenables ?. Croyez-vous que les pouvoirs publics et les syndicats sont-ils à même d'y remédier ?. "Ces retraites que l'on assassine" !

En réponse à " 18 milliards d'euros. C'est le déficit cumulé de l'assurance chômage, selon un rapport de la Cour des comptes. Mais la France est-elle vraiment trop généreuse avec ses chômeurs?" http://bit.ly/UQsN7m

Electrices et électeurs, Bonjour                                                                                                      

Oublions-les, nos trop nombreux élus, députés, sénateurs et ministres ; ils passent leur temps à monter les français les uns contre les autres, à cajoler tel ou  tel lobby, à se mettre à plat ventre devant telle ou telle communauté, jusqu'à  pousser les français à s'écharper sur des problèmes mineurs en jouant sur les mots : "mariage" civil  ou "union" civile quand le couple accède aux mêmes droits, ça montre bien leur volonté d'éviter d'aborder les vrais problèmes dont souffre la population française. Entendre parler de" l'égalité pour tous", ça ne vous dérange pas ?. Moi, si, sont-ils dépourvus de bon sens ou aveugles, mes concitoyens pour ne pas avoir remarqué que les injustices foisonnent dans le pays ?.

Tout en écrivant mon commentaire, j'écoutais Christian Menanteau sur RTL qui n'a pas du approfondir le dossier assurances chômages des cadres. Déjà, il aurait du le mettre en paralèlle avec les caisses de retraites des cadres qui grèvent sérieusement les caisses complémentaires des salariés. Ce n'est qu'un exemple. Pourquoi le régime général applique-t-il un plafond pour les uns et pas le même pour d'autres, quand ce ne sont pas des passe-droits attribués à certaines catégories...Qu'on le veuille ou non, nos régimes sociaux sont depuis longtemps à bout de souffle et, la France continue à accueillir "toute la misère du monde". Continuez à voter pour des gens qui vous ont mis dans cette galère, vos enfants et vos petits enfants vous en remercieront !.
Evolution du déficit de l'assurance chômage :
2008 : - 5 Milliards d'€
2012 : - 13,7 Milliards d'€
Fin  2013, le déficit est estimé à - 18,5 Milliards d'€

Pour Didier Migaud, le président de la Cour des comptes, " Une telle tendance est insoutenable " 


Merci l'UNEDIC ! :

L'ETAT n'a jamais compensé totalement les indemnités chômages versées aux militaires. L'Etat ne compense pas les indemnités avantageuses versées à des chômeurs affiliés à des régimes spéciaux....
Si nos dirigeants politiques se satisfont d'une Europe "bancaire" et bancale,  telle qu'elle fonctionne aujourd'hui, ne soyez pas étonnés de votre sort. Depuis quelques semaines, chacun d'entre-nous a pu constaté que la Gauche PS aux responsabilités a adopté une parole didactique ; elle voudrait en imposer, empruntant un air hautain et méprisant. Ce revirement ne vous inquiète-t-il pas ?. Moi, ça me fait penser à Aristide Briand, 25 fois ministres et 11 fois Président du Conseil, bête noire de l'extrême gauche, des "socialios", qui avait lancé à la tribune de la Chambre des députés, le 19 octobre 1910 : " Leur passion de haine s'exerce sur vous, républicains, pour vous convaincre, par l'intimidation, à livrer aux rancunes de l'anarchie vaincue un gouvernement exécré."
Le courage en  politique (comme ils le disent, en permanence !), ce serait de faire le grand ménage à l'intérieur des Institutions Républicaines. Faut pas rêver !. Pour en être convaincu, il suffit de se remémorer les paroles de François Hollande qu'il a prononcées le 5 avril 2012, dans une réunion publique à Nîmes : " Toutes les mesures qu'il [Sarkozy] a égrenées, nous les connaissons déjà. C'est son bilan en pire."
L'effet Boomrang en politique, c'est maintenant !. 

Photo 8 mai 2012

Actifs et Retraités, ce que l'on ne vous dit pas, c'est ici  !

"...En fait, il s'agit principalement des retraites complémentaires Agirc pour les cadres et Arrco pour les autres. Leurs réserves fondent rapidement et, on se contente de faire, depuis longtemps,  du replâtrage en grattant ici ou là sans arriver à une solution définitive : on joue sur tous les tableaux, comme les cotisations, les âges de départ et le niveau des pensions...." Michel de Poncins


Tocqueville Magazine

LE FLASH

LUNDI 21 JANVIER 2013

CES RETRAITES QU'ON ASSASSINE

Le Président a présenté ses vœux le 17 janvier à des patrons d'entreprise et des partenaires sociaux ; il a annoncé la tenue en juillet d'une deuxième conférence sociale qui portera notamment sur « la qualité de vie au travail, l'égalité professionnelle homme-femme, l'amélioration de notre formation professionnelle ». Pour les connaisseurs, il est certain que cette parlotte supplémentaire avec la fête qui l'accompagnera ne servira  à rien. En même temps il prévoit au printemps une série de négociations sur les  retraites. Il a chiffré la catastrophe prévisible. Il y a trois ans, l'équilibre des régimes était assuré jusqu'en 2020. Maintenant c'est un déficit de 20 milliards qui est calculé pour cette date. Il n'en faut pas moins pour que notre prétendu modèle social soit menacé et il faudrait le sauver.
En fait, il s'agit principalement des retraites complémentaires Agirc pour les cadres et Arrco pour les autres. Leurs réserves fondent rapidement et, on se contente de faire, depuis longtemps,  du replâtrage en grattant ici ou là sans arriver à une solution définitive : on joue sur tous les tableaux, comme les cotisations, les âges de départ et le niveau des pensions.

LA REPARTITION

Ci-dessus il est question du prétendu modèle social et il faut analyser en profondeur le fonctionnement de la répartition pour comprendre que le système est condamné par sa nature même. L'ensemble formé par les Cnavts et les retraites complémentaires repose sur plusieurs coups de force et pas du tout sur des contrats. Les assujettis sont invités par la force à verser des cotisations durant leur vie professionnelle dans de multiples  caisses. Le deuxième coup de force est que la gestion de ces caisses leur échappe, car sous des couleurs faussement démocratiques, leur gestion  est confiée  aux syndicats qui en tirent profit. In fine, ces assujettis devraient toucher des pensions représentant l'argent versé avec les intérêts et ce n'est pas le cas. Une multitude de facteurs entrent en ligne de compte, comme l'âge du départ, le manque  de cotisants à cause de la démographie ; un système compensatoire complexe a été installé pour dépouiller les caisses supposées riches au profit des caisses en perdition. Ces manipulations douteuses déresponsabilisent les gens. 
Indépendamment de sa malhonnêteté intrinsèque, le défaut majeur du système est de ne pas créer de richesse ; l'argent  est dépensé aussitôt que récolté sous forme des pensions à verser. Une information vient de parvenir : Bernard Madoff, du fond de sa prison a confié que l'idée de lancer une chaîne de Ponzi lui était venue du système de la répartition en France. Il y a en effet de fortes ressemblances. Le système Madoff s'était écroulé d'un  seul coup. Dans les cas de la répartition l'écroulement menace mais se produit progressivement d'où les rafistolages permanents et nécessaires : c'est une chaîne de Ponzi à écroulement lent.

LA CAPITALISATION

La capitalisation est totalement différente. C'est un système contractuel entre des personnes responsables, les épargnants et les caisses. La sortie est prévue par des clauses précises. Souvent l'épargnant peut choisir de toucher son capital enrichi par les bons placements. L'avantage majeur pour la richesse générale est que l'argent, au lieu d'être perdu, est investi. La généralisation du système aurait un effet majeur sur le PIB. Cela se vérifie  dans les 28 pays qui ont choisi, en tout ou partie, la capitalisation. L'incroyable richesse des fonds de pension américains qui colonisent la France en est  l'illustration.
Une objection est la possibilité de ratés dans les placements. Dans la répartition la ruine est programmée. Certes, la capitalisation peut rencontrer des problèmes mais il y la possibilité de les corriger.
 

Un calcul a été réalisé pour un cadre supérieur théorique qui aurait fait une carrière brillante. Dans la répartition, après 40 ans de travail, il toucherait à 65 ans une retraite complémentaire de 60 000 euros par an. Avec la capitalisation et les fonds rapportant 4% par an, ce qui est prudent, il aurait un capital de 2 850 000 euros dont il pourrait transformer une partie en rente. Le même calcul serait possible pour d'autres niveaux avec des chiffres différents. 
  Le tabou de la répartition va-t-il tomber ? Un syndicaliste éminent de la CFDT avoue que l'on est au bout du rouleau et ajoute qu'il faut passer graduellement à la capitalisation. Ce n'est pas gagné d'avance car les tabous ont la vie dure.
MICHEL de PONCINS


Ce qui manque cruellement dans notre France, c'est la confiance envers nos dirigeants politiques et nos partenaires sociaux.


http://zen49.blogspot.com/
Courriel : fevrieralain@hotmail.fr

1 commentaire:

zen a dit…

Traité de Maastricht, l'origine de tous nos malheurs

Mise en ligne le 28 févr. 2011
http://avant-de-voter.blogspot.com/

L'article 104 de Maastricht dit que les Etats ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l'emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers, propriétaires de fonds à prêter à qui voudra les emprunter. Ce hold-up scandaleux coûte à la France environ 80 milliards par an.

Promotion de Jean Luc Mélenchon :

http://www.youtube.com/watch?v=hpmcnWmd028&feature=share&ref=nf