mercredi 9 avril 2008

OTAN en emporte le vent des réformes....?




En 1966, au nom de l'indépendance Nationale, le général de Gaulle avait décidé de retirer la France de l'intégration militaire de l'OTAN.
Le 25 juillet 1944, le ton de son discours devant l'Assemblée consultative affirmait déjà le désir d'indépendance de la France dans la prise des décisions militaires. Il disait : " ... C'est d'une voix très claire que le Gouvernement français affirme sa politique qui consiste à maintenir intégralement la souveraineté française partout où elle est en droit de s'exercer et à obtenir pour notre pays les conditions réelles de sécurité propre, faute desquelles trois invasions dans l'espace d'une vie d'hommes ont failli l'anéantir....".
Entre 1962-1966, ses discours étaient constamment marqués par l'indépendance et la grandeur de la France : "...La France, si elle demeure l'amie et l'alliée de l'Amérique , si elle se sent avec la Russie, par-dessus les régimes qui passent, beaucoup d'affinités naturelles et d'importants intérêts communs, n'accepte d'être subordonnée ni à l'une, ni à l'autre ; que la France noue avec la Chine des liens qui se multiplient ; que la France travaille en Europe à achever l'union économique des Six, tout en comptant qu'un jour plusieurs voisins pourront s'y joindre...".
Le 10 janvier 2006, devant le corps diplomatique, le Président de la République, Jacques CHIRAC, lorsqu'il définit le rôle de l'OTAN, s'aligne sur la position du Général qui a permis à la France de vivre en paix : "... qu'une Europe de la défense plus forte contribue au renforcement de l'Alliance Atlantique...". " En effet, nous ne raisonnons pas en termes de concurrence entre l'OTAN et l'Union Européenne, mais en termes de complémentarité...".
Bien que la France ne prenne pas part aux décisions militaires, elle a toute sa place dans le Conseil de l'Atlantique. La France est tout de même le 4ème contributeur aux différents budjets de l'OTAN, derrière les Etats-Unis, l'Allemagne et le Royaume-Uni. La participation financière globale de la France serait de l'ordre de 350 millions d'€uros ?.
A titre de citoyen, de père et de grand-père, je me pose les questions suivantes :
Le silence des parlementaires Français sur l'annonce faite par le Président Français à la Chambre des Communes Anglaise d'envoyer 700, 1 000 soldats supplémentaires en Afghanistan m'interpelle ?.
L'OTAN va-t-il devenir le gendarme du monde, une sorte d'ONU, de "grand machin" qui déciderait d'imposer, manu militari, la disparition des dictatures du globe et la création de nouvelle " démocratie " ?.
Le 25/02/2008, le 1er ministre François Fillon disait qu'il fallait une participation contructive avec l'OTAN
Le 29/02, Le ministre de la Défense, Hervé Morin évoquant l'Afghanistan, annonçait : " ... aucune décision de prise..., la solution n'est pas seulement militaire ! ".
Le 06/03, Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à la réunion du Conseil de l'Atlantique Nord, exprimait " la nécessité pour l'alliance de disposer d'une véritable Stratégie pour l'Afghanistan...".
Je formule le voeu de voir un jour la stabilisation politique au KOSOVO et en AFGHANISTAN et partout dans le monde.
Vive la Paix

2 commentaires:

beau parleur a dit…

Le Général dirait-il que les avocats ont une représentativité excessive dans la vie politique française ?.

Déjà dans les années 1800-1830, Royer-Collard, homme de prétoire et homme public mettait en garde et dénonçait les (trop) nombreux avocats tentés par la politique !.

Au XVIIIème siècle, un dénommé Baratin, ennemi notoire des avocats comme Molière, au siècle précédent, l'avait été pour les médecins, il écrivait ceci : " L'avocat prend les intérêts de la veuve et le capital de l'orphelin".

L'étymologie du mot d'argot "baratin", boniment, qui vient de l'ancien français "barater", signifiant tromper.

"Les révolutions commencent par les avocats, mais elles ne finissent pas par eux". Royer-Collard.

Combien d'avocats ont délaissé la robe du prétoire pour endosser celle des différentes Chambres de la République ?.

N'y voyez aucune polémique dans mon propos. Je concluerais par la réflexion de Jules Renard : " Ce serait beau, l'honnêteté d'un avocat qui demanderait la condamnation de son client".

Membre de l'Ordre des bavards

Anonyme a dit…

Il faut envoyer un courrier au Canard ou à Libé; ils doivent bien avoir des chiffres là-dessus