dimanche 21 février 2016

21.02.1916, Lundi d'atrocités sur ce champ de bataille, 2008, Les ministres fantômes d'un shadow cabinet


Janvier mille neuf cent seize, naissance de l'impôt
Vingt et un février, Verdun sous la ferraille,
Des obus par milliers blessent et tuent des héros
Lundi d'atrocités sur ce champ de bataille,
Ce début d'un carnage fera sept cent mille morts.
Cent ans ont effacé les témoins rescapés,
Il reste dans les mémoires une horrible boucherie.
De Beaumont à Cumières, 9 sites honorent ces morts.
En trente neuf-quarante cinq, on l'avait oubliée.
Ces poilus de quatorze, ils aimaient leur Patrie.


Les ministres fantômes d'un shadow cabinet
Des espions d'un parti surveillent l'autre parti,
Cette méthode anglaise copiée par le Modem
A montré ses faiblesses, la suite on la connaît,
Ils ont lâché Bayrou pour soutenir Sarkozy,
L'Union Centriste est née, L'UDI, un problème,
J-M Vanlerenberghe rejoint tous ses copains,
Ex barons UDF, des girouettes politiques
Qui donnent l'impression de vouloir satisfaire
Leurs propres intérêts à l'intérêt commun.
Ça ne trompe personne dans la sphère politique.
Ce mouvement démocrate, il a du savoir-faire,
Voter à droite, à gauche, il n'a aucune éthique.
Tous ces parlementaires, ces élus de province,
S'arrogent le pouvoir de critiquer le peuple,
Méprisent les populistes qui sont patriotiques.
Souveraineté perdue n'est pas le fait du prince.
La révolte nationale, elle fait partie des meubles.
À force d'avoir trahi la France et les Français,
Le désespoir est tel, la bulle va exploser.
Exigences d'une Allemagne hautaine et arrogante,
Les salariés Français en ont trop fait les Frais.
Députés, sénateurs, vous êtes discrédités,
Ras-le-bol des soumissions, demande extravagante.
Agitations des peurs pour calmer leurs ardeurs,
Les Français ont compris vos manipulations.
Le vote Front National est passé dans les mœurs.
Médias et politiques ont perdu l'opinion !.
Alain Févier, dimanche 21 février 2016
Partout des mains se tendent, la déchéance humaine
Aux portes des commerces, lieux de cultes, édifices.

jeudi 18 février 2016

Sommes-nous fiers d'être français ?. Les campagnes françaises avaient beaucoup d'allure.

Dans les années cinquante, nos parents, grands-parents
Se sont saignés les veines pour entretenir leurs terres.
Ils avaient un respect pour le travail bien fait.
L'entretien des prairies, les labours dans leurs champs
Avec une paire de bœuf, un brabant d'avant-guerre,
Un attelage en ligne et deux chevaux de trait,
Les campagnes françaises avaient beaucoup d'allure.
Rescapés des stalags, Travail obligatoire,
Courageux paysans, élevés à la dure,
Ils méritent le respect pour toutes ces années noires.


 Le symbole d'une France respectée, voiture officielle du Général de Gaulle

Sommes-nous fiers d'être français ?.

Ces tragédies guerrières qui sèment la terreur,
Mettent la France en péril, attisent les passions.
L'exode de migrants alimente les peurs.
Terroristes réfugiés provoquent des tensions.

Les dirigeants français ont créé le désordre
En Libye, au Mali et au Moyen-Orient,
Souverains Africains affichent leur discorde.
A la recherche d'alliés, France est en isolement.

Début d'explication remonte au Dix-neuvième
L'humoriste Alphonse Karr a défini l'émeute.
Les journaux la déclament, le badaud la parsème.
La police, sur des œufs, intervient sur la meute.


«Quand les journaux disent qu'il y a une émeute quelque part, les bourgeois et les ouvriers vont voir l'émeute, les gendarmes s'y transportent pour la réprimer ; ceux-ci prennent les curieux pour l'émeute et les bousculent, les curieux s'irritent et l'émeute se constitue». Alphonse Karr ( 1808-1890 )


Ah tous ces m'as-tu-vu au Pays de cocagne,
Il se disent vertueux, ces hommes politiques.
Magistrats, avocats, des saints en devenir !.
D'étranges cabinets experts dans le verbiage,
Sont-ils des bâtisseurs de châteaux en Espagne ?.
Journalistes radoteurs, alimentent les critiques
Les couac-couac, les bling-bling, véritable délire.
Le peuple est la victime de tous ces habillages.




Sondages et pourcentages alimentent les clivages.
Naufrages des usages bousculent les paysages.
L'outrage et le chantage perturbent les entourages.
Chômage et gaspillage ne font pas bon ménage.
Mirages d'avantages nourrissent les commérages.
Bonheur sans nuages, il faut tourner la page !.

Où est le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes,
Quand sa majorité n'est pas représentée ?.
Où est le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes,
Quand leurs votes exprimés ne sont pas respectés !.

Bien que jamais personne n'ait prononcé son nom,
La République Française est aux mains d'arrivistes
Qui accusent les français et les partis de droite
De ne pas accueillir les anges et les démons.
Sont-ils des socialistes ou des capitalistes ?.
La France de l'angélisme prépare sa pierre froide.



Clandestin, réfugié, islamiste radical,
Ils payent des passeurs pour fuir leur pays.
Pratiquer l'amalgame pour justifier ce drame,
Comparer l'arrivée de pieds-noirs, des harkis,
Virés d'Afrique du Nord, de leur pays natal,
Stupidité primaire mériterait un blâme.
Ces Français d'A.F.N. ont soutenu la France,
Ils ont abandonné leur terre et leur maison.
Ils se sont intégrés, surmontant leur souffrance.
Médias et politiques usent de la déraison !.

Hier, le prophète Hollande et le roi du Maroc,
Ont conclu un accord sur formation d'imams.
Seront-ils recrutés au Maghreb ou en France ?.
Socialistes au pouvoir, laïcité en loques,
L'Etat français se couche, pactise avec l'Islam ;
L'identité française se meurt sous influence !.
Français intoxiqués, informations tronquées,
Souvent non vérifiées, par tous ces moutonniers,
Cette désinformation, elle n'est plus acceptable.
Le peuple n'est pas dupe de toute cette mascarade.


Le peuple n'est plus dupe de toute leur manigance.
Tous ces parlementaires ont menti aux Français.
Ils se sont entêtés dans une voie suicidaire.
Les contribuables Français payent leur imprudence ;
Cette pensée unique, ils en ont fait les frais.
Politiques arbitraires, elles ont fait tout pour plaire !.
Alain Février, mercredi 17 février 2016

mardi 16 février 2016

Ça va bouger lundi avait dit l'Élysée, Le discours habituel d'un président usé

Parlement européen
Ça va bouger lundi avait dit l'Élysée,
Le discours habituel d'un président usé.
Ministre et Président le savent pertinemment.
Le Conseil agricole refuse leurs arguments.
La France est condamnée, perte de souveraineté,
À subir, sans broncher, le respect des traités.

Agriculteurs, éleveurs, salariés concernés,
Sans sortir du ghetto où ils vous ont fourré,
Vous serez tous ruinés, les allemands ont gagné.
L'Europe, un paradis pour lobbystes financiers,
Le commun des mortels, c'est lui, le sacrifié.
Nos dirigeants Français sont des illuminés.

Ce mardi, c'est la fête à toutes les Julienne.
L'une chère à mon cœur, ma mère très dévouée,
Avec ses petits moyens, nous a très bien élevé,
Dans une petite ferme, tradition à l'ancienne.
Le peuple est étrangé à toutes ces impostures.
Nous sommes les victimes de leur désinvolture.

Machination stupide qui conduit au suicide.
Objectif réussi pour requins financiers,
Nuisant abusivement, comportements stupides,
Dictent à la Commission les envies des marchés.
İls sont seul maître à bord, les États sont soumis
Aux lobbystes bruxellois, à la monnaie unique.
La France est isolée, fabrique des insoumis,
İls sont désespérés face à cette gent cynique.
Seules issues de secours, combattre sans merci
Assemblée et Sénat qui nous ont tous trahi.
Toujours jouer sur la peur, tant ils sont démunis.
İls ne sont plus crédibles, les médias ont menti.
Organisons nos vies, virons tous ces bandits
Notre avenir, ils s'en foutent, soyons tous réunis.


Alain Février, mardi 16 février 2016

Ils s'arrachent les cheveux sur cette immigration
Bon dieu, ouvrez les yeux, consulter Eurostat,
Les chiffres sont édifiants sur les populations
L'évolution varie, vous en faites le constat

dimanche 14 février 2016

Tout s'achète, sauf l'amour qui fait tourner les têtes,


Aux amoureux d'un soir, d'un moment, d'une vie,
Je vous souhaite une bonne fête et un bon appétit.

La société Française vit dans l'émotionnelle,
Les médias, internet, s'emparent de cette fête.
Business Saint Valentin, pour eux, c'est essentiel.
Tout s'achète, sauf l'amour qui fait tourner les têtes,
Un sentiment profond, une force intérieure,
Ça ne s'explique pas, c'est de l'irrationnel.
Dans l'espace virtuel, l'écran d'un monde meilleur,
İl projette nos vies au-delà du réel.

Aimer sincèrement les gens qui vous entourent,
Apprécier pleinement la joie qu'ils vous procurent,
L'essentiel dans la vie, c'est de l'avoir compris.
Laissez donc aux nantis, la joie d'être trahis !.

Alain Février, Dimanche 14 février 2016


Ohé, êtes-vous branché ou bien déconnecté ?.
« Nos idées morales et métaphysiques dépendent de l'état de notre organisme. » Denis Diderot.
Au sommet de l'État, on se moque des Français !. Ministère de l'égalité réelle sous-entendrait qu'avant l'égalité était virtuelle !. http://zen-fiatlux.blogspot.fr/2016/02/tragedie-historique-au-sommet-de-letat.html

jeudi 11 février 2016

Tragédie historique au sommet de l'État, Pertharite, la meilleure tragédie de Corneille,



Tragédie historique au sommet de l'État,
Pertharite, la meilleure tragédie de Corneille,
Un accueil très froid, amateur d'opéra,

Quinze années ont passé, ce fut une merveille !.

Premier ministre viré, le voilà repêché,
Les frondeurs repentis sont secrétaires d'État.
Virés d'une entreprise, ils sont réintégrés.
Vous comprenez pourquoi la France aime le caca.

Le peuple est sacrifié pour entretenir une Cour de politiques et de Hauts fonctionnaires. A Bruxelles, à Strasbourg, les eurocrates se gavent... jusqu'à quand... la prochaine guerre ? 

La France des politiques, bercail de fonctionnaires,
Qui rassemble les castes des ennemis du peuple.
Beaucoup trop de ministres, de secrétaires d'Etat,
Beaucoup trop de sangsues, d'attachés, conseillers,
Trop de parlementaires, députés, sénateurs,
Trop de planques obsolètes pour de Hauts fonctionnaires,
Beaucoup d'Institutions utiles comme garde-meubles,
Beaucoup de tours d'ivoire, de refuges d'apostats,
Trop d'élus provinciaux, d'expertises enterrées
Dans ces couches politiques, ils ont leurs détracteurs. 
Parlementaires unis au Congrès de Versailles
Terroristes déchus pour les binationaux,
Mais la règle a changé, elle provoque la pagaille.
Tout le monde est concerné, même les nationaux.

mercredi 10 février 2016

Binationaux-Nationaux : Déchéance de la Nationalité Française !, tous dans le même sac !. Agriculteurs : solidaires.

 Bras de La Loire vers Béhuard
Vous les agriculteurs, nous les consommateurs,
Nous sommes les victimes d'une crise alimentaire
Qui nourrit en premier tous les spéculateurs,
Tous les transformateurs et leurs intermédiaires.


Aimer sincèrement les gens qui vous entourent,
Apprécier pleinement la joie qu'ils vous procurent,
L'essentiel dans la vie, c'est de l'avoir compris.
Laissez donc aux nantis, la joie d'être trahis !.


Ils ne vous ont pas dit qu'ils vous auraient tout pris.
La Fondation Schuman, la Commission Juncker,
La Cour Européenne, les lobbys bruxellois,
Ces eurocrates nantis méprisent tous les avis.
Ces drôles de gentlemans vous mènent vers l'enfer.
Médias et politiques affichent leur mauvaise foi !.

Démocratie en bouche quand le soleil se couche ;
Et dès le lendemain se disent républicains.
Ils entrent en politique pour se faire plein de fric.
Si vous prenez la mouche, vous citoyen de souche,
Vous seriez un coquin, voire même un assassin.
Ce système bipolaire a tué les politiques.

Parlement Européen Bruxelles

Chateaubriand [ III, 86 ] dit :
« Les causes des événements qu'Hérodote avait cherchées chez les dieux, Thucydide dans les constitutions politiques, Xénophon dans le morale, Tite-Live dans ces diverses causes réunies, Tacites les vit dans la méchanceté du cœur humain »


Déchéance de la Nationalité Française !
10 février 2016,
Ce matin sur RTL, Luc Chatel @lesrépublicains affirmait qu'il va voter la déchéance des nationaux et des binationaux
Ce matin sur Europe1, un proche de Juppé affirmait le contraire !.


Touchez pas à notre Constitution, Nicolas Sarkozy l'a déjà modifié en 2008. François Hollande, en décembre 2015, lui aussi à Versailles, il s'était engagé à la Déchéance de Nationalité pour les binationaux !.

lundi 8 février 2016

Presse Ponce-Pilate qui passe son temps à salir et à discréditer le seul parti qui défend le peuple Français !



Politiques irresponsables, Presse Ponce-Pilate qui passe son temps à salir et à discréditer le seul parti qui défend le peuple Français !. Après avoir déversé leur tonne d'insanités sur le @FN républicain, ces journaleux osent, sans aucune pudeur, parler d'un plafond de verres !. Mot inventé qui est repris à l'unisson par les partis politiques installés. Ils sont plus préoccupés à sauver leur pré carré qu'à défendre les intérêts de leurs concitoyens !.

Malgré ces coalitions médiatiques, UMPS, Socialistes-Les Républicains, la progression du @FN patriote et républicain est constante !. Le peuple n'est plus dupe de leurs supercheries.

Il est bien terminé le temps du mépris et des magouilles politiciennes entre partis politiques « blanc bonnet ou bonnet blanc ». Cette caste médiatico-politiques n'avance plus que sur un plancher de verres qui risque d'exploser lors des prochains scrutins. Journalistes, politiques, ils ont beau s'échiner à balancer leur propagande haineuse et, fausser l'esprit des citoyennes et des citoyens, le peuple reprend la main.
Alain Février, le 8 février 2016.

Pensent et votent pour nous, principe fondamental
Pour des gouvernements et pour les parlements,
Ils se sont enfermés dans une bulle infernale.
Ils ont laissé les clefs à une bande de brigands !.



« Nos idées morales et métaphysiques dépendent de l'état de notre organisme. » Denis Diderot.

vendredi 5 février 2016

Ils pensent et votent pour nous..." Vive l’Europe des Nations et des Libertés de Milan ! ".


La France a toujours eu d'énormes difficultés
Avec ses colonies. Vertus des droits de l'homme,
Tombées en désuétude, elles sont restées figées.
Depuis soixante années, l'unité pour la forme
A permis d'installer un climat xénophobe !.
Les enfants de parents, ils sont tous nés en France
Réveillent leur passé et vivent dans l'opprobre.
Arguties politiques entretiennent leur souffrance.

Debout la République et le Front National,
Seraient-ils mal aimé par la gente médiatique ?.
France de l'indignité au débat national,
Si l'on aime la France, on est patriotique.

On choisit son pays, on choisit ses amis,
On choisit d'être Français, on choisit sa Patrie.

Alain Février, vendredi 5 février 2016

« İl faut rendre La France aux Français »

« Tout le monde est d’accord : la déchéance de nationalité est une mesure purement symbolique, qui ne sera appliquée qu’à très peu d’individus. Les traités internationaux, les règlements de l’espace Schengen et les autres conditions prévues dans le texte réduiront encore son champ d’application. S’agit-il donc d’un simple coup de communication politique de François Hollande ? Sans aucun doute…»
[…]
« Au fond, devenir français, c’est aimer la France. Or, aimer, c’est préférer, et préférer, c’est renoncer. La nationalité implique ainsi de renoncer à tout autre attachement national, car le lien national est exclusif. La double nationalité ne saurait être tolérée sur plus d’une génération. Lorsqu’on voit des « Français de papiers » agiter leurs drapeaux algériens lors des matchs de football France-Algérie, on mesure ce qu’est devenu le sentiment national ! »
[…]
L’État français doit savoir donner aux Français les moyens concrets d’aimer la France. Seule une France réconciliée avec elle-même pourra à nouveau rayonner dans le monde. Il faut rendre les Français à la France !.

Véronique Besse,
Député-maire
Debout la République




Ils pensent et votent pour nous, principe fondamental
Pour des gouvernements et pour les parlements,
Qui se sont enfermés dans une bulle infernale.
Ils ont laissé les clefs à une bande de brigands !




Le 28 janvier 2016 une nouvelle Europe est née à Milan

    « L’Europe fédéraliste et mondialiste du Traité de Rome est morte, vive l’Europe des Nations et des Libertés de Milan !

    La réunion de l’Europe des Nations et des Libertés organisée le 28 janvier à Milan s’est soldée par un très grand succès.

    Huit partis nationaux européens autour de Marine Le Pen et de Matteo Salvini avaient répondu à l’appel, montrant qu’une solution alternative à l’Union européenne, pour une Europe des Nations et des Libertés, est déjà en marche.

    Plus libre et plus forte, cette nouvelle Europe voulue par les peuples sera la seule capable de répondre à tous les défis résultant de la politique catastrophique de Bruxelles : la faillite de l’euro, le décrochage économique, la submersion migratoire, l’inversion des valeurs ».

lundi 1 février 2016

Le pouvoir socialiste joue sur les émotions !... Le Conseil Constitutionnel...Edouard Balladur


Monarque de l'Élysée, le pouvoir de grâcier,
Affligeante décision qui trouble l'opinion.
Magistrats et Jurés par deux fois déjugés,
Cours d'Assise méprisées par des associations,
Femen et féminisme seraient-elles un danger ?.
Décision politique pour cause d'élections,
Peuple en effervescence, la Justice est bafouée.
Le pouvoir socialiste joue sur les émotions !.

Attendre quarante sept ans pour se faire justice,
N'est-ce pas très inquiétant pour la démocratie ?.
Message femmes battues, victimes de sévices,
Vous tuez votre bourreau, demandez l'amnistie.
C'est la remise en cause d'une décision de justice.
Ce pouvoir excessif digne d'une monarchie,
Pouvoir de vie, de mort, n'est ce pas une injustice
Au vingt et unième siècle, à bas cette tyrannie.


Alain Février, lundi 1 février 2016.

Le Conseil Constitutionnel a été créé en 1958 pour veiller à la régularité des élections et des référendums et, à la conformité à la Constitution des lois organiques...

         Discours prononcé par M. Edouard Balladur, 

       le 19 novembre 1993, devant le Congrès (extrait)

Mesdames, messieurs, permettez-moi de vous y rendre attentifs, pour la première fois dans notre histoire, le pouvoir constituant se réunit pour permettre le vote et la promulgation d'une disposition législative censurée par le Conseil constitutionnel.

Cette situation est inédite. Elle mérite à coup sûr, quelque réflexion. Vous conviendrez avec moi que le lieu et la circonstance s'y prêtent. Depuis que le Conseil constitutionnel a décidé d'étendre son contrôle au respect du préambule de la Constitution, cette institution est conduite à contrôler la conformité de la loi au regard de principes généraux parfois plus philosophiques et politiques que juridiques, quelquefois contradictoires et, de surcroît, conçus parfois à des époques bien différentes de la nôtre.

Certains pensent même qu'il lui est arrivé de les créer lui-même. Plutôt que de laisser au législateur un large pouvoir d'interprétation de ces principes, le Conseil constitutionnel a préféré en définir lui-même et très précisément le contenu et indiquer au Gouvernement et aux juges administratifs ou judiciaires comment la loi votée par le Parlement doit être appliquée, allant parfois loin dans le détail.

Quoi qu'il en soit, j'insiste sur ce point : de la même manière qu'il est légitime pour le pouvoir législatif de préciser à l'intention des juges administratifs ou judiciaires le sens d'une loi, il est légitime pour le pouvoir constituant, dont vous êtes les dépositaires, de dire lui-même quel est le contenu exact d'une disposition constitutionnelle. Nul n'est aussi qualifié que lui, c'est-à-dire que vous, pour le faire.

J'ai dit ici même, le 16 juillet dernier, qu'il ne me paraissait pas opportun de nous engager dans une nouvelle réforme des institutions. Le Gouvernement a d'autres priorités : le redressement intérieur et extérieur de la France, la sauvegarde de la protection sociale, la sécurité.

Mais, aujourd'hui, c'est le Conseil constitutionnel qui nous contraint à revenir devant vous, non pas pour modifier nos organes institutionnels, mais pour respecter les engagements que nous avons pris devant les Français sur un point essentiel-la maîtrise de l'immigration - afin de respecter aussi nos engagements internationaux souscrits, je le rappelle, il y a deux ans. Pour cela, force nous est de vous demander de dire vous-mêmes, en dernier ressort et dans l'exercice de votre souveraineté, quelle est la liberté d'action dont peut disposer le législateur.

Ce que nous vous demandons, c'est de décider que notre action est bien fidèle aux principes fondamentaux de la République, de décider qu'en entendant respecter à la fois les droits de l'homme et les droits de la nation elle est fidèle à l'histoire de la démocratie dans notre pays.


NB. M. Robert Badinter, président du Conseil constitutionnel, a répondu à cette mise en cause du Conseil dans un article du Monde en date du 23 novembre 1993.


L'Hémicycle, un théâtre, refuge de grognons,
Qui offre aux citoyens éloquence, métaphore.
L'abus de citations pour berner l'opinion,
Députés sont muselés par leur Esprit de corps.