mardi 15 mai 2012

Investiture de François Hollande - à propos de Jules Ferry - la confiance restaurée - Alexandre Sanguinetti...

Premier discours du 7ème Président de la République Française, François Hollande :


"Le pays a besoin d'apaisement, d'unité et de réconciliation"

"Je fixerai les priorités mais, je ne déciderai pas pour tous, pour tout et partout"

Photos captées sur écran FR 2


LES LOIS SCOLAIRES DE JULES FERRY
Dans l'esprit des républicains des années 1880, la consolidation du régime politique né en 1875 passe par l'instruction publique. En laïcisant l'école, ils veulent affranchir les consciences de l'emprise de l'Eglise et fortifier la patrie en formant les citoyens, toutes classes confondues, sur les mêmes bancs. Cette réorganisation de l'enseignement exige une réforme en deux temps.
Tout d'abord, pour libérer l'enseignement de l'influence des religieux, le gouvernement crée des écoles normales, dans chaque département, pour assurer la formation d'instituteurs laïcs destinés à remplacer le personnel congréganiste (loi du 9 août 1879 sur l'établissement des écoles normales primaires). Parallèlement, les personnalités étrangères à l'enseignement, et notamment les représentants de l'Eglise, sont exclus du Conseil supérieur de l'instruction publique (loi du 27 février 1880 relative au Conseil supérieur de l'instruction publique et aux conseils académiques). Enfin, l'article 7 de la loi du 18 mars 1880 relative à la liberté de l'enseignement supérieur cherche à empêcher les membres des congrégations non autorisées à participer à l'enseignement, qu'il soit public ou libre, primaire, secondaire ou supérieur. Cependant, cette disposition est rejetée par le Sénat, puis par la Chambre des députés.
Cette première phase passée, les républicains poursuivent la mise en place d'une école laïque mais, pour diviser les résistances, ils fractionnent la réforme en deux temps. Ils commencent par prononcer la gratuité de l'école publique (loi du 16 juin 1881 établissant la gratuité absolue de l'enseignement primaire dans les écoles publiques) et exigent que les instituteurs obtiennent un brevet de capacité pour pouvoir enseigner dans les écoles élémentaires (loi du 16 juin 1881 relative aux titres de capacité de l'enseignement primaire). Ils affirment ensuite l'obligation, pour les enfants des deux sexes, de fréquenter l'école de 6 à 13 ans (loi du 28 mars 1882 sur l'enseignement primaire obligatoire).
Dans l'immédiat, les lois scolaires de Jules Ferry apportent peu de changements. Le caractère obligatoire de l'enseignement ne fait qu'entériner un mouvement de scolarisation de masse déjà commencé. La véritable plus-value de ces textes porte sur la scolarisation des filles et des enfants des campagnes, que les parents sont obligés d'envoyer à l'école alors qu'ils préféraient les voir participer aux tâches ménagères ou travailler dans les champs. La loi Camille Sée du 21 décembre 1880 avait déjà fait un pas en ce sens en organisant l'enseignement secondaire des jeunes filles. Quant aux religieux, ils restent en fonction dans les écoles élémentaires après l'obtention du brevet de capacité. C'est la loi du 30 octobre 1886 sur l'organisation de l'enseignement primaire qui les en écarte en ordonnant la laïcisation progressive du personnel des écoles publiques.
Dans ce dossier, les différentes lois sont présentées à la lumière de leur examen par le Sénat.
sources
Dossier réalisé à partir des fonds d'archives des services de la Bibliothèque et des Archives,
archives@senat.fr



Ce 15 mai 2012, jour d'investiture du 7ème Président de la République Française, monsieur François Hollande,  
N° 438
« Restaurer la confiance des Français dans leur justice ».
" Cette exigence démocratique, mise en avant par le Président de la
République pendant la campagne et inscrite dans le contrat de législature de
l’UMP de 2007-2012, répond à une attente forte et unanime de nos
concitoyens.[....]

La présente proposition vise à conforter cet élan en améliorant les conditions dans lesquelles les décisions de justice sont exécutées. "

Combien de jugement où la sentence est restée inexécutée ?. Il en existerait des milliers, des dizaines de milliers, qui dorment dans les tiroirs des avocats, des notaires et des huissiers ?. Il arrive souvent que des affaires jugées par les juridictions civiles ne soient jamais exécutes, parce que la partie condamnée a des relations avec la gendarmeries, des huissieurs, des notaires et des avocats !.

Monsieur le Président de République, Monsieur François Hollande, 


« Restaurer la confiance des Français dans leur justice ».
SÉNAT
SESSION EXTRAORDINAIRE DE 2006-2007
relative aux frais d’exécution forcée des décisions de justice,



Hier, lundi 14 mai 2012, dans « on a refait le monde » sur RTL, l'animateur, titulaire, Christophe Hondelatte et ses invités, l'avocat général, Philippe Bilger, la consultante Valérie Lecasble, Roland Cayrol et Jean Christophe Buisson, ils m'ont donné l'occasion de soulever les problèmes politiques extrêmement d'actualité, en évoquant Jules Ferry et son penchant pour la colonisation ainsi, que l'affrontement des Fronts de droite et de gauche à Hénin-Beaumont.

Loin de moi, de vouloir retracer la carrière politique d'Alexandre Sanguinetti, qui a été liée à l'Action Française, au SAC...!. Je veux simplement rappeler que la vie de ce député UNR, elle n'a jamais suscité l'unanimité en matière de choix et d'idées politiques. Vous lirez  les hommages posthumes de personnalités politiques de partis opposés, publiés dans le Monde, lors de ses obsèques, le lundi 13 octobre 1980
A l'heure où certaines critiques sur la colonisation resurgissent et, rejaillissent sur le choix de célébrer Jules Ferry, par François Hollande, il me semble opportun de réveiller quelques souvenirs.

François Mitterrand, pas encore président, il dit : " Les socialistes s'inclinent devant la mémoire de ce combattant courageux. Homme d'action et de réflexion, il fut et sut être un adversaire déterminé et loyal. Si sa conception de la société était différente de la nôtre, il avait une idée de la France qui nous avait rapprochés, au moment ou le sort de la patrie était en jeu."

Dans LE MONDE de ce samedi 11 octobre 1980, en page 9, on pouvait lire, aussi, que « L'Assemblée nationale adopte définitivement le projet de loi créant une distribution d'actions aux salariés ». Ce même jour, Le Monde publiait « l'Extension de l'incitation fiscale en faveur de l'Investissement Productif » et bien entendu, les hommages politiques à Alexandre Sanguinetti.

Investiture sous la pluie, ça tombe bien, la France et l'Europe sont à la recherche de parapluies...  
http://zen49.blogspot.com/
Courriel : fevrieralain@hotmail.fr

4 commentaires:

zen a dit…

« Plusieurs journaux relèvent le ton antisarkoziste de l'investiture Hollande :

http://www.boursorama.com/actualites/plusieurs-journaux-relevent-le-ton-antisarkoziste-de-l-investiture-hollande-8434054c8e5f5291353e357cd6bbcfd5

Au lendemain de l'investiture présidentielle, les éditorialistes de la presse écrite relatent leur vision de cette journée. Après cette rude journée présidentielle, je me suis amusé à attribuer un qualificatif caricatural pour chaque éditorial. J'espère que ces éditorialistes me pardonneront.

Paul Quinio, dans Libération : [La page est tournée pour les pages et leur seigneur]

La République du Centre, Jacques Camus : [Dallas, ton univers impitoyable]

Paul-Henri du Limbert du Figaro : [anti-PS, toujours aussi solide que l'antimoine]

Le Républicain Lorrain, Philippe Waucampt : [une histoire US de bretzel dans une tra(n)chée bouchée]

La Charente Libre, Ivan Drapeau [Le paradoxe antinomique de l'intelligence de de l'expérience°

L'Est républicain, sous la plume de Philippe Marcacci [courtoisie timorée ou convenue]

Hervé Cannet (La Nouvelle République du Centre ouest) [Un caramel mou qui a durci très rapidement]

L'Humanité, Jean-Paul Piérot [l'impatience, cette plante à l'ombre du front]

Demain, dans leurs éditoriaux, nous serviront-ils une soupe à la grimace « Le salon des refusés » , titre emprunté à l'écrivain Fernand Desnoyers qui détestait, déjà, les positions libérales

Ce matin sur RTL, l'appel d'un auditeur qui mettait en cause, une fois de plus, la gestion du Conseil général de la Corrèze, croyez-vous qu'Alain Duhamel et Jean-Michel Aphatie auraient, enfin, rétabli un brin de vérité, en confirmant que la droite a été aux affaires de ce département jusqu'en mars 2008 ?.
Au crédit de ce département 19, il faut admettre que les habitants de la Corrèze bénéficient du plus beau réseau routier de France.

A tous ces gens qui vous disent « jamais je ne me suis senti aussi jeune », pensez à cette mise en garde de notre Jules Renard : « La vieillesse, c'et quand on commence à dire : « jamais je ne me suis senti aussi jeune »

A. Février

zen a dit…

Premier gouvernement Ayrault :

Ministre des Affaires étrangères : Laurent Fabius
Education : Vincent Peillon
Justice : Christiane Taubira
... Economie Finances: Pierre Moscovici
Affaires sociales et Santé : Marisol Touraine
Egalité des territoires : Cécile Duflot
Intérieur : Manuel Valls
Ecologie : Nicole Bricq
Redressement productif : Arnaud Montebourg
Travail : Michel Sapin
Défense : Jean-Yves Le Drian
Culture et communication : Aurélie Fillippetti
Enseignement supérieur : Geneviève Fioraso
Droits des femmes et porte-parole du gouvernement : Najat Vallaud Belkacem
Agriculture : Stéphane Le Foll
Réforme de l'Etat et décentralisation : Marylise Lebranchu
Outre-Mer : Victorin Lurel
Sports, jeunesse : Valérie Fourneyron
Budget : Jérôme Cahuzac
Ville : François Lamy
Réussite éducative : Georges Pau-Langevin
Relation avec le Parlement : Alain Vidalies
Affaires européennes : Bernard Cazeneuve
Personnes agées : Bernard Delaunay
Economie sociale : Benoît Hamon
Famille : Dominique Bertinotti
Personnes handicapées : Marie-Arlette Carlotti
Développement : Pascal Canfin
Français de l'étranger : Yamina Benguigui
Transports et économie maritime : Frédéric Cuviller
PME, innovation et numérique : Fleur Pellerin
Anciens combattants : Kader Arif

Anonyme a dit…

NPA, Front de gauche, Modem, tous cocus.
ça c'est de l'ouverture.

Vivement les législatives et leur deuxième tour.

La vague arrive.

zen a dit…

Si c'est ça votre vision de la démocratie, vous qui prônez l' ouverture à des partis politiques qui ont fait moins de 2 % aux dernières élections, pendant que le parti du FN-Marine Le Pen a frôlé les 18 % ?. Ce parti siègeant au parlement européen, il n'a aucun représentant dans les deux assemblées parlementaires françaises, en surpopulation d'élus !. Si c'est ça votre démocratie, non merci !.