Michel Houdebine, adjoint aux sports,
il se doit d'être proche des milieux sportifs en les soutenant du mieux possible, tout en tenant compte des priorités budgétaires. En cette période de crise, 30 millions d'€uros pour une ville moyenne comme ANGERS, c'est énorme !. Si l'on écoute certains médias, il faudrait mettre encore la main à la poche des contribuables pour construire un nouveau stade ?. Sur le principe, pourquoi pas, mais avons-nous les moyens financiers de nos ambitions, avons-nous la matière première (l'équipe et les joueurs) pour faire vivre ce Grand Stade ?.
Dans la situation actuelle du S.C.O., certaines paroles provocantes sont de nature à " enjoliver " la réalité du terrain. C'est peut-être une occasion de se poser la question du journal sans lecteurs, de l' aéroport sans avions...., doivent-ils continuer à vivre dans une Europe libérale, même si les sponsors, les municipalités et l'Etat leur en donnent les moyens ?. Un sujet d'actualité digne d'une épreuve de Philo qui aurait eu sa place le 18 juin prochain.
Photo ancienne ( à G. Willy Bernard, président du S.C.O.
et à D. Jean Claude Antonini, maire d'ANGERS,
au fond, en polo à rayures blanches, J.L. Rotureau )
vendredi 12 juin 2009
" La mairie ne cède pas à l'ultimatum et confirme son projet "
" Une promesse de 30 millions d'euros pour un nouveau stade, faite à Willy Bernard, le soir de la montée en Ligue 2 ? Michel Houdbine, adjoint chargé des sports, ne dément pas cette information. « Oui, c'est peut-être le cas, mais les choses ont beaucoup changé. La crise est passée par là, et on n'est plus du tout dans le même contexte qu'il y a trois ans. » "
" Par choix politique, la Ville d'Angers soutient mordicus qu'un stade reconstruit sur site est aujourd'hui la solution la plus raisonnable. On sait que par le passé, le maire avait dit à plusieurs reprises qu'il attendait que le Sco fasse ses preuves au niveau des résultats. Que l'âme de Jean-Bouin devait rester bien vivante. Et que, quand l'équipe serait consolidée, on verrait bien. Même si - et c'est le paradoxe - une étude municipale de 2007 pilotée par l'ancien adjoint aux sports, Jean-Luc Rotureau, avait conclu à la nécessité de construire un stade en périphérie !Le projet municipal, c'est un stade qui, une fois reconstruit, aurait une capacité de 20 000 à 22 000 places. « La ligue professionnelle est venue sur place : elle soutient notre projet. Cela devrait prendre deux ou trois saisons, tout au plus. Il faut simplement que nous programmions tout cela dans le temps. Mais il n'est pas question, à l'heure où je vous parle, d'aller construire un stade en périphérie ! »Même avec l'apport financier d'un investisseur privé ? « Oui, justement, on a vu ce que ça donnait... », glisse Michel Houdbine, faisant allusion au dépôt de bilan de Loft, ex-partenaire du Sco. Une rencontre est programmée entre Willy Bernard et le maire d'Angers. Quand ? « Pas dans l'immédiat, car le maire a un calendrier chargé. » Quant à l'ultimatum lancé par le président du Sco, cela n'influence pas le moins du monde l'adjoint aux sports. « Je laisse M. Bernard libre des propos qu'il tient... » "
Arnaud WAJDZIK.
Ouest-France