mercredi 22 avril 2009

RETRAITES EN DANGER, On ne nous dit pas la vérité

" Négociations Agirc et Arcco : encore un pétard mouillé !." Http://www.sauvegarde-retraites.org Après deux mois de tergiversations, syndicats et patronat ont été incapables de trouver un accord pour sauver les régimes de retraite complémentaires de la faillite… Courage, fuyons ! C’est à peine croyable… Dès cette année, les régimes AGIRC et ARRCO basculent dans le rouge. C’est un fait, les cotisations prélevées ne suffiront plus à payer les retraites. Malgré la crise, cette situation n’est pas une surprise. Vu le choc démographique, toutes les prévisions l’avaient annoncé et une négociation était programmée de longue date pour le début de cette année. Dans ce contexte alarmant, la balle était donc dans le camp des « partenaires sociaux » : syndicats et patronat en charge de la gestion de ces régimes. Début février, chaque partie s’est assise à la table avec des propositions peu originales. Comme mesure phare, le MEDEF a proposé de relever l’âge de la retraite à 61 ans. Pour leur part, les syndicats ont prôné une énième augmentation des cotisations, le tout agrémenté d’une révision à la baisse des droits de réversion et des avantages familiaux. Mais le pire, dans cette affaire, c’est qu’aucun accord n’a été trouvé. Les administrateurs des régimes AGIRC-ARRCO, bien embarrassés par un problème qui semblent totalement les dépasser, se sont contentés de botter en touche et de reporter leurs négociations à un hypothétique rendez-vous en 2010. Autant dire à la Saint Glinglin ! La conclusion des négociations est simple et tient en quelques mots : « Après nous le déluge ! ». Dès lors, chacun est en droit de s’interroger sur les conséquences néfastes de cette inertie. Elles sont au nombre de deux : 1) Les rendements des régimes vont continuer à se dégrader. Autrement dit, les droits à la retraite vont continuer à être de plus en plus chers pour les cotisants alors que les pensions servies ne vont cesser de diminuer. Ainsi, rien que pour cette année, le prix d’achat du point va être augmentée de 1,8 % alors que la valeur de service du point (unité de référence des pensions versées) ne sera revalorisée que de 1,3 %. 2) Pour combler les déficits, les administrateurs vont piocher dans les réserves. Réserves qui ont été laborieusement constituées et qui, à l’origine, sont destinées à amortir le choc démographique à l’horizon 2025. Non seulement ce choix est en lui-même irresponsable mais dans le contexte actuel de crise financière il est absurde. Le moment est le moins opportun pour vendre des actifs. Bref, après le coup d’épée dans l’eau du Rendez-vous 2008 sur les retraites qui a vu le gouvernement se débiner face à la réforme programmée des régimes de bases, cette fois ce sont les syndicats et le patronat qui sont incapables de prendre leurs responsabilités. Encore un pétard mouillé ! Site Sauvegarde des Retraites Http://www.sauvegarde-retraites.org Pour la Retraite de nos élus, cliquez ici :http://www.dailymotion.com/video/x329rf_elus-le-regime-special http://zen49.blogspot.com/ Courriel privé : fevrieralain@hotmail.fr

5 commentaires:

zen49 a dit…

" Le tabou de la retraite des sénateurs : 1869 euros par mois pour seulement 6 ans de cotisation
Dimanche 18 janvier 2009, M6 diffusait un numéro de Capital intitulé "Elus et fonctionnaires : l'argent de nos impôts est-il bien dépensé ?". L'émission, présentée par Guy Lagache, a réuni 4.2 millions de téléspectateurs, avec une part d'audience de 16.3% auprès de l'ensemble du public.


Au cours de l'émission, un reportage est notamment consacré au Sénat. A cette occasion, l'émission de M6 s'est penchée sur un tabou : la retraite des sénateurs. Rendez-vous est pris au siège de l'association "Sauvegarde retraites".

"Ces spécialistes ont enquêté sur le régime spécial des parlementaires et cela n'a pas été simple".
C'est très très compliqué, c'est vraiment un secret très bien gardé, il est difficile d'avoir les informations et ce n'est pas du tout évident pour obtenir des réponses du Sénat pour qu'il dévoile le mode de calcul" explique Marie-Laure Dufrêche la Déléguée générale de l'association.

"C'est scandaleux [de ne pas avoir les chiffres qui concernent des élus],... " à lire sur l'autre blog zen49 ......

Boursicoteur a dit…

Zen, c'est une honte en cette période difficile pour la majorité d'entre nous, pas pous ses nantis de parlementaires qui nous font la morale et qui s'en mettent plein les poches.
Le chômage augmente chaque mois et la CFDT sur BFM s'étonne déjà du manque de financement qui est estimé à ???.

Sur Boursorama :

" ... Le régime d'assurance-chômage a reporté une nouvelle fois à "mai ou juin" la publication de prévisions de déficit et de nombre de chômeurs, les besoins de financement s'annonçant de toute façon "très importants", a annoncé mercredi sa vice-présidente Annie Thomas (CFDT) sur BFM.

"Nous souhaitons donner ces prévisions simplement au mois de mai ou juin pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion", a déclaré Mme Thomas, avant un bureau de l'Unedic réunissant organisations patronales et syndicales...."

ça sent pas bon !

Boursicoteur

Anonyme a dit…

En moins de 2 ans de règne, la rupture promise par "Nicolas le petit" a débouché sur un cataclysme économique et social !.

Sa loi Hadopi refoulée par l'Assemblée nationale mais tout de même " votée des 2 mains ", en aparté, par son allié Lang (PS) avant même d'être représentée devant les parlementaires; depuis hier, cette loi Hadopi se trouve frappée de caducité par le vote des députés européens interdisant la suspension "rupture" d'internet ?.

Pour résoudre l'imprévision du financement de l'UNEDIC et le coût de la fusion ANPE-ASSEDIC :

"Il faudra en passer par l'emprunt car les besoins vont être très importants", et si actuellement l'Unedic bénéficie de conditions d'emprunt avantageuses "à très bas taux", "nous ne pourrons pas arriver à franchir cette étape-là comme ça", sous-entendu sans la garantie de l'Etat."
CFDT, BFM, Boursorama

C'est même plus la faillite annoncée, ça devient une débâcle programmée.

zen49 a dit…

" La franchise de François Fillon 22/04 "

«... Ce constat ne peut pas demeurer sans conséquence. Il signifie d’abord que les déficits publics seront plus importants qu’attendus. Les 104 milliards d’euros d’impasse budgétaire pour 2009, record absolu depuis l’après guerre, devront être revus à la hausse. L’impasse abyssale et sans précédent elle aussi de la Sécurité sociale, 18 milliards annoncés, doit elle aussi être révisé » écrit sur son blog RTL, J.M.Aphatie, 23/04

On n'a le droit d'avoir peur des si durs moments qui se profilent à l'horizon proche. Il sera très difficile de rester fidèle à un humanisme libéral, pur et dur. Cette doctrine libérale va devenir une charge de plus en plus difficile à porter pour nos responsables politiques quels qu'ils soient.
Les fermetures d'entreprises, les emplois qui s'évanouissent dans tout le pays, les retraités qui rejoignent année après année le grand nombre de pauvres depuis 1993, la réforme « Balladur » des retraites du régime général du secteur privé. La loi TEPA qui amenuise les recettes des organismes sociaux ( Sécu et Caisses de retraites complémentaires ) et qui bloque, en particulier, l'entrée des jeunes dans les entreprises...

Il y a 150 ans, les saint-simoniens criaient déjà : « Libre ! Quand on manque de pain ! »

zen49

red box a dit…

La pratique bancaire des subprimes immobiliers et crédits "révolving ou consommation"

La définition de Michel Rocard, paru dans Le Monde du 6 mars 2008, donne une explication claire du mécanisme.

« L’ouverture de la crise est le résultat d’une technique bancaire nouvelle consistant à prêter massivement de quoi devenir propriétaire de son logement à toute une population aux revenus moyens ou faibles, sans se soucier des possibilités de remboursement.

L’espoir de gain pour les prêteurs n’est plus fondé sur le paiement des loyers, mais sur la valeur des maisons que l’on expropriera et revendra autant "

La pauvreté gagne tous les milieux, principalement les classes moyennes :

" Rappelons tout d’abord que les inégalités sont par principe acceptables lorsqu’elles s’accompagnent d’une amélioration de la situation de tout le monde, y compris des plus pauvres. Elles sont même un facteur d’émulation et de progrès, quand chacun a sa chance. Par exemple, elles incitent à se former et à progresser pour avoir un meilleur salaire. C’est le principe de l’ascenseur social." (Le Monde, 28 novembre 2007, chronique JP Fitoussi).

" Malheureusement, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les inégalités qui se sont accrues fortement depuis des décennies ne sont plus acceptables en l’état, car elles ne s’accom-pagnent plus de l’amélioration du sort des plus pauvres. Elles deviennent « destructrices » (Les Echos 21 septembre 2007). Elles traduisent une captation de la richesse mondiale par quelque uns.
Dans beaucoup de pays développés, les classes moyennes se rendent compte que l’ascenseur social est de plus en plus sélectif, et beaucoup craignent de tomber dans la précarité, puis dans la pauvreté et enfin dans la misère et l’exclusion.
Or, nous touchons là un problème de cohésion sociale, entre les pays, et à l’intérieur des pays."

Et Nous avons laisser faire sans rien dire !. Les bonnes résolutions sont dépassées, maintenant il va falloir agir en espérant qu'il ne soit pas trop tard ?. Commençons par se servir du bulletin de vote le 7 juin prochain

" Selon le CERC, « alors que Rockefeller avait autrefois préconisé aux Etats-Unis que le salaire des dirigeants d’entreprise ne dépasse pas 40 fois celui de leurs ouvriers,

le salaire moyen des PDG américains est passé de 85 fois le salaire moyen d’un salarié en 90, à 500 fois en 2000. L’évolution a été similaire en Europe et particulièrement en France. » (Les Echos, 22 septembre 2007)

" En 1998, selon le PNUD1, il aurait suffi de moins de 4% de la richesse cumulée des 225 plus grosses fortunes mondiales pour donner à toute la population du globe l’accès aux besoins de base et aux services sociaux élémentaires : santé, éducation, alimentation." (Le Monde, 10 septembre 1998).

" Le Président Sarkozy a parfaitement résumé la situation, dans un discours prononcé le 6 mai 2007, qui semble refléter l’état d’esprit de bon nombre de citoyens européens. Voici ce qu’il disait, à l’intention de ses 26 collègues Chefs de Etat :
« … Je les conjure d’entendre la voix des peuples qui veulent être protégés. Je les conjure de ne pas rester sourds à la colère des peuples qui perçoivent l’Union Européenne non comme une protection, mais comme le cheval de Troie de toutes les menaces que portent en elles les transformations du monde … » "

2 ans après ces belles paroles, la situation économique et sociale en France n'a jamais été aussi mauvaise et aussi inquiétante !

" Le traité de Lisbonne est-il protecteur des peuples ?

La réponse est non.

Met-il un terme au dumping fiscal en Europe ?

La réponse est non.

Le dumping fiscal est-il bon pour les peuples ?

La réponse est non.

L’Europe ne protège donc en rien les citoyens de décisions prises par des chefs d’entreprise pour des raisons purement fiscales, quand bien même seraient-elles un non sens économique et social.

Voilà pourquoi l’Europe peine à susciter l’enthousiasme du plus grand nombre."

Sources http://www.pauvreté-politique.com

red box